Un terme que nous entendons souvent, mais dont nous ne connaissons pas le fonctionnement, est la mémoire musculaire. Depuis l’an dernier, on en sait plus à ce sujet et nous traitons donc ce thème. La "mémoire musculaire" fonctionne de deux manières : sur le pilotage depuis le cerveau et dans les cellules musculaires elles-mêmes. Voici comment.
Table des matières
- Qu’est-ce que la mémoire musculaire
- La mémoire musculaire dans le cerveau
- La mémoire musculaire dans la cellule musculaire
- Retour à la case départ donc. Ou pas ?
- Amélioration de la mémoire par la créatine
- Conclusion
Qu’est-ce que la mémoire musculaire
Dans le documentaire 'The comeback", nous voyons comment Arnold Schwarzenegger, cinq ans après sa 6e victoire à Mr. Olympia et son départ du bodybuilding professionnel, revient sur scène en 1980. Après une période de préparation invraisemblable de 8 semaines, il parvient à remporter sa 7e statuette Sandow.
Bien sûr, durant les 5 années qui ont suivi sa 6e victoire, il s’est toujours entraîné, et il était en plus en train de s’entraîner pour le tournage du film Conan the Barbarian lorsque l’idée lui est venue d’essayer une dernière fois.
Et oui, il utilisait des anabolisants, mais lequel des participants sur cette scène n’en utilisait pas ?
Que sa victoire ait été méritée ou non, sa popularité ne rendait pas la victoire particulièrement plus difficile, son physique sur scène était un exemple de la rapidité avec laquelle un corps entraîné peut revenir à son ancien niveau. Surtout si on compare cela au temps qu’il a fallu pour atteindre ce niveau la première fois.
Un facteur important qui y contribue est la mémoire musculaire, aussi connue sous le nom de Muscle Memory
C’est un terme que la plupart connaissent, mais son fonctionnement exact est souvent flou. Nous savons qu’il existe quelque chose qui permet au corps de revenir plus vite à un niveau déjà atteint, mais précisément comment, on n’en sait davantage que depuis l’an dernier.
La mémoire musculaire dans le cerveau
Le terme mémoire musculaire peut en soi prêter à confusion parce qu’il est utilisé pour différentes fonctions dans le corps. Ainsi, l’effet de croissance accélérée est souvent attribué à la même fonction qui fait que l’on n’oublie jamais comment faire du vélo, les connexions dans le cerveau qui se renforcent par la répétition.
Cette motricité fait toutefois seulement en sorte que ton corps sache comment exécuter un certain mouvement.
C’est évidemment très pratique pour l’exécution des exercices de fitness, mais ce n’est pas ce qui fait croître les muscles plus rapidement. Pour cela, il se passe quelque chose dans les muscles eux-mêmes.
La mémoire musculaire dans la cellule musculaire
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Le modèle bien connu de l’hypertrophie et de l’atrophie montre comment les muscles grandissent et rétrécissent.
En résumé : les cellules musculaires sont les plus grandes cellules du corps, probablement parce que la force musculaire dépend de la masse musculaire.
C’est l’un des rares types de cellules du corps qui possèdent plusieurs noyaux cellulaires afin de rendre ce volume possible. Lorsqu’on s’entraîne, les cellules musculaires augmentent de volume, avec davantage de cytoplasme, grâce à la synthèse protéique des noyaux cellulaires qui produisent des protéines musculaires.
Pour maintenir ce volume accru, des cellules souches situées près de la fibre musculaire, appelées cellules satellites, se multiplient et fusionnent avec la cellule musculaire, qui reçoit ainsi davantage de noyaux cellulaires qui, à leur tour, favorisent encore plus la croissance. Lorsque l’on arrête de s’entraîner, le volume de la cellule musculaire diminue et ces nouveaux noyaux cellulaires seraient à nouveau détruits par l’atrophie, selon le principe bien connu de reversebility.
Retour à la case départ donc. Ou pas ?
Dans la nouvelle étude du scientifique norvégien Gundersen en 2011, publiée dans la version en ligne de Proceedings of the National Academy of Science , il a été démontré que de nouveaux noyaux cellulaires apparaissent effectivement, mais qu’ils ne disparaissent pas. Grâce à de nouvelles techniques, dont l’in vivo imaging , les cellules musculaires de souris ont été observées après qu’elles avaient été entraînées notamment par stimulation électrique des muscles, à la manière de l’Abtronic.
Qu’est-ce qui est apparu ?
Les noyaux cellulaires musculaires supplémentaires n’avaient pas disparu après une longue période sans entraînement. Cet effet semble permanent, même si cela n’a pas encore été étudié à long terme. Comme ces noyaux cellulaires supplémentaires permettent de produire davantage de protéines musculaires, les muscles retrouvent leur ancienne taille plus rapidement que la première fois où il a fallu s’entraîner pour l’obtenir.
Ce 'mécanisme de mémoire' a de nombreuses et importantes implications. La principale est que tu en profites donc longtemps, voire de façon permanente, si tu commences à t’entraîner tôt. Une nouvelle très bienvenue pour tous ceux qui ont déjà dit que le bodybuilding est un sport ingrat parce que tous les résultats de tes années d’efforts disparaissent si tu ne fais rien pendant quelques mois. Cela explique pourquoi, en tant qu’athlète entraîné, tu peux rapidement retrouver ton niveau après une période de repos. Cela montre l’importance de faire du sport dans la jeunesse et de ne pas seulement quitter le canapé quand ton ventre à bière t’empêche de voir la TV.
Lis aussi : une nouvelle recherche confirme le fonctionnement de la mémoire musculaire
Amélioration de la mémoire par la créatine
Une étude intéressante sur les effets de la créatine sur les fonctions cognitives est celle de l’Université de Sydney, où des chercheurs ont examiné l’influence de la créatine sur la mémoire.
Les chercheurs ont découvert que la supplémentation en créatine donnait un "boost cérébral considérable et mesurable". Dans un test de mémoire où l’on demandait aux participants de rappeler une série de nombres, les personnes qui prenaient de la créatine se souvenaient en moyenne de 8,5 nombres contre sept pour celles qui n’utilisaient pas le complément. Les résultats ont été publiés dans l’édition du 22 octobre 2003 de la revue Proceedings of the Royal Society: Biological Sciences.
Conclusion
La mémoire musculaire, ou Muscle Memory, fait donc en sorte que ton corps ne retombe pas complètement à l’ancien niveau d’avant l’entraînement. Les résultats obtenus auparavant ne garantissent peut-être pas l’avenir en ce qui concerne le résultat final, mais dans ce cas, ils garantissent bien que tu mettras moins longtemps qu’avant.
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