Étude : le triathlon augmente le risque de maladies cardiaques
Les personnes qui participent régulièrement à des triathlons présentent un risque accru de formation de tissu cicatriciel sur le cœur. Les hommes, du moins.
Tissu cicatriciel sur le cœur
Les hommes qui pratiquent le triathlon ont un risque plus élevé de développer une affection potentiellement nocive dans laquelle des cicatrices (fibrose) se forment sur le tissu musculaire du cœur (myofcardial fibroses). C’est le résultat d’une étude qui sera présentée la semaine prochaine lors de la réunion annuelle de la Radiological Society of North America (RSNA) [1]. Ce risque accru, qui n’a pas été observé chez les femmes, est lié à la quantité d’entraînement.
Cette formation de tissu cicatriciel se produit souvent dans les ventricules cardiaques. Dans les cas graves, cela peut conduire à une insuffisance cardiaque. Même si une activité physique régulière est bonne pour le système cardiovasculaire, des études précédentes ont également trouvé de la fibrose dans le cœur d’athlètes de haut niveau.
Les conséquences exactes possibles restent encore floues selon l’auteure principale de l’étude, Jitka Starekova, M.D., de l’UMC Hamburg-Eppendorf. "However, they might be a foundation for future heart failure and arrhythmia."
Dr Starekova et ses collègues ont étudié un groupe de 55 triathlètes masculins (44 ans en moyenne) et 30 triathlètes féminines (43 ans en moyenne). Le cœur des athlètes a été examiné par IRM avec le produit de contraste gadolinium. Le gadolinium est absorbé aussi bien par les tissus sains que par les tissus cicatriciels. Dans les tissus normaux, il disparaît toutefois plus rapidement que dans les tissus cicatriciels, ce qui crée après environ 10 minutes un contraste entre les deux types de tissus. Un outil pratique donc pour détecter un éventuel tissu cicatriciel.
Différence entre triathlètes masculins et féminins
Une fibrose a été trouvée dans le ventricule gauche, responsable du pompage du sang oxygéné vers le corps, chez 10 des 55 hommes. Chez les femmes, en revanche, aucun cas n’a été observé.
Vous cherchez un coach ou un personal trainer ?
- Service de mise en relation gratuit
- Adapté à vos besoins uniques
- Coachs experts disponibles
Les athlètes chez qui le tissu cicatriciel a été détecté dans le cœur étaient aussi ceux qui couraient, pédalaient et nageaient des distances significativement plus longues. La pression artérielle systolique de pointe était également plus élevée dans ce groupe.
Les femmes avaient une pression systolique plus basse à l’effort maximal que les hommes. Leur historique sportif montrait aussi que les femmes participaient souvent à des courses de distances plus courtes que les hommes. Les hommes avaient, au cours de leur vie, participé significativement plus souvent à des Iron Man (3,8 km de natation, 42,2 km de course à pied, 180 km de vélo) et à des demi-Iron Man que les femmes. Les chercheurs en concluent donc qu’il existe un lien direct entre le niveau d’entraînement, la pression artérielle et le risque de formation cicatricielle.
Selon Dr Starekova, cela peut avoir plusieurs causes. Une pression systolique plus élevée peut augmenter la masse du tissu musculaire cardiaque, tandis qu’un haut niveau d’effort peut provoquer des inflammations. Ces circonstances, combinées au stress répété du ventricule gauche par l’effort, peuvent endommager le muscle cardiaque. Les chercheurs tiennent aussi compte du fait que la différence de risque entre hommes et femmes pourrait être causée par d’autres circonstances que celles démontrées ici, par exemple la différence de quantité de testostérone.
Although we cannot prove the exact mechanism for the development of myocardial fibrosis in triathletes, increased systolic blood pressure during exercise, the amount and extent of race distances and unnoticed myocarditis could be cofactors in the genesis of the condition. In other words, repetition of any extreme athletic activity may not be beneficial for everyone.
Que des activités athlétiques « extrêmes » répétées ne soient peut-être pas saines pour tout le monde ne surprendra pas vraiment. Il est toutefois utile de savoir comment, quand et chez qui cela peut se manifester. Les chercheurs veulent déterminer, dans des études de suivi à long terme, si les athlètes présentant ce type de tissu cicatriciel ont aussi connu des affections cardiaques, comme des infarctus.
Références
- rsna.org/news.aspx?id=23245
Personal trainer ? Découvrez le logiciel tout-en-un pour l’entraînement et la nutrition !
Tout ce dont vous avez besoin pour rendre votre personal training encore plus personnalisé et automatiser votre activité.
Planifiez une démo et découvrez toutes les possibilités de FITsociety pour votre entreprise.